21 janvier 2007

KLAXON-INFO

Sécurité Routière une affaire pour tous

Depuis un certain temps, on assiste à une recrudescence de l’insécurité routière au Mali. En effet le nombre des accidents de circulation augmente de manière inquiétante. Dans le seul District de Bamako, il a été recensé 1499 victimes d’accidente en 2002 ce chiffre se trouve en hausse en 2005 avec …….. de victimes.

Les causes de l’insécurité routière

Elles sont multiples et variées ; nous avons les facteurs liés à l’homme ; les facteurs liés aux infrastructures ; les facteurs liés aux véhicules.

-les facteurs liés à l’homme

Des études ont montré que 95% des accidents de la route sont dus aux comportements humains notamment : l’incivisme des usagers de la route, le manque de rigueur des force de l’ordre dans l’exercice de leur mission de répression, le non respect de la réglementation en vigueur relative à la charge des véhicules, les conditions de travail du personnel roulant (temps de repos considérablement réduit), l’occupation anarchique des trottoirs par les marchands, l’inobservation des mesures de sécurité dans la mise en place de cassis-dos-d’âne sur certaines chaussées.    

-les facteurs liés aux infrastructures

Les infrastructures routières et les moyens mis à la disposition des acteurs de la sécurité routière. Quelques insuffisances sont relevées sur les infrastructures au Mali :

L’inadaptation, l’insuffisance des signalisations routières, la détérioration de certaines voies par certains services pour des travaux d’utilité publique.

-les facteurs liés aux véhicules

Des statistiques ont montré que plus de 75% du parc automobile du Mali sont vieux de plus de 15 ans. Cette vétusté du parc prouve à suffisance que la mécanique des véhicules laisse à désirer bien que des efforts considérables aient été faits en matière de contrôle technique des véhicules.

Le faible pouvoir d’achat du citoyen est, pour beaucoup, dans les difficultés rencontrées au renouvellement du parc dans notre pays. Ce qui se traduit par : la vétusté d’un parc croissant, la forte présence des engins à deux roues. Ce qui fait qu’un fort pourcentage des victimes sont des jeunes de 18 à 30 ans.

Notre pays le Mali soufre de tous ses maux. A la différence des autres pays de la sous région nous détenons la première place de cassis-dos-d’âne, pour le seul exemple de la route de Samey où l’exubérance des ralentisseurs devient une casse tête. Nous n’avons rien n’a apprendre aux Bamakois car certains disent que c’est la meilleurs façon de limiter la vitesse des usagers de la circulation tout en ignorant les réglementations de base.

Lors de la sortie des  nouveaux policiers du contingent 2005/2006 à l’école nationale de police, en présence des plus hautes autorités de notre pays, des représentants du corps diplomatique et d’une foule nombreuse de parents et amis des nouveaux policiers, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré dans son intervention a déploré combien l’accident tendait à devenir banal dans notre pays. Vu le nombre élevé de morts, cette situation ne peut perdurer, a estimé Amadou Toumani Touré. « Au slogan  « la route tue », j’ajouterai que nous nous suicidons nous-mêmes », a-t-il relevé avec amertume. Les causes des accidents sont, en effet, connus de touts le monde dont le facteur humain est le plus prépondérant en commençant par les acteurs du transport, et les autorités en charge du transport : négligence coupable des conducteurs, laxisme des agents chargés de la sécurité routière, l’incivisme notoire des usagers, non application de la réglementation, laxisme de certains services de contrôle qui délivrent l’autorisation de circuler à des véhicules qu’ils n’ont pas contrôlés. « Certains conducteurs ont plus leur place dans des chars d’assaut que dans des véhicules de transports collectifs », a dénoncé le président Touré en donnant l’ordre de mettre fin à cette anarchie. « Il faut que cela cesse et cela va cesser. Il est temps que les uns et les autres prennent leur responsabilité, à commencer par l’Etat lui-même. » 

Ainsi, ATT a commandé au gouvernement d’appliquer les conclusions des Etats généraux sur la sécurité routière et d’envisager d’autres instruments règlementaires pour asseoir l’autorité de l’Etat, en mettant l’accent sur la répression s’il le faut.

La Rédaction

   

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