KLAXON-INFO TRANSPORTS

21 janvier 2007

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Sécurité Routière une affaire pour tous

Depuis un certain temps, on assiste à une recrudescence de l’insécurité routière au Mali. En effet le nombre des accidents de circulation augmente de manière inquiétante. Dans le seul District de Bamako, il a été recensé 1499 victimes d’accidente en 2002 ce chiffre se trouve en hausse en 2005 avec …….. de victimes.

Les causes de l’insécurité routière

Elles sont multiples et variées ; nous avons les facteurs liés à l’homme ; les facteurs liés aux infrastructures ; les facteurs liés aux véhicules.

-les facteurs liés à l’homme

Des études ont montré que 95% des accidents de la route sont dus aux comportements humains notamment : l’incivisme des usagers de la route, le manque de rigueur des force de l’ordre dans l’exercice de leur mission de répression, le non respect de la réglementation en vigueur relative à la charge des véhicules, les conditions de travail du personnel roulant (temps de repos considérablement réduit), l’occupation anarchique des trottoirs par les marchands, l’inobservation des mesures de sécurité dans la mise en place de cassis-dos-d’âne sur certaines chaussées.    

-les facteurs liés aux infrastructures

Les infrastructures routières et les moyens mis à la disposition des acteurs de la sécurité routière. Quelques insuffisances sont relevées sur les infrastructures au Mali :

L’inadaptation, l’insuffisance des signalisations routières, la détérioration de certaines voies par certains services pour des travaux d’utilité publique.

-les facteurs liés aux véhicules

Des statistiques ont montré que plus de 75% du parc automobile du Mali sont vieux de plus de 15 ans. Cette vétusté du parc prouve à suffisance que la mécanique des véhicules laisse à désirer bien que des efforts considérables aient été faits en matière de contrôle technique des véhicules.

Le faible pouvoir d’achat du citoyen est, pour beaucoup, dans les difficultés rencontrées au renouvellement du parc dans notre pays. Ce qui se traduit par : la vétusté d’un parc croissant, la forte présence des engins à deux roues. Ce qui fait qu’un fort pourcentage des victimes sont des jeunes de 18 à 30 ans.

Notre pays le Mali soufre de tous ses maux. A la différence des autres pays de la sous région nous détenons la première place de cassis-dos-d’âne, pour le seul exemple de la route de Samey où l’exubérance des ralentisseurs devient une casse tête. Nous n’avons rien n’a apprendre aux Bamakois car certains disent que c’est la meilleurs façon de limiter la vitesse des usagers de la circulation tout en ignorant les réglementations de base.

Lors de la sortie des  nouveaux policiers du contingent 2005/2006 à l’école nationale de police, en présence des plus hautes autorités de notre pays, des représentants du corps diplomatique et d’une foule nombreuse de parents et amis des nouveaux policiers, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré dans son intervention a déploré combien l’accident tendait à devenir banal dans notre pays. Vu le nombre élevé de morts, cette situation ne peut perdurer, a estimé Amadou Toumani Touré. « Au slogan  « la route tue », j’ajouterai que nous nous suicidons nous-mêmes », a-t-il relevé avec amertume. Les causes des accidents sont, en effet, connus de touts le monde dont le facteur humain est le plus prépondérant en commençant par les acteurs du transport, et les autorités en charge du transport : négligence coupable des conducteurs, laxisme des agents chargés de la sécurité routière, l’incivisme notoire des usagers, non application de la réglementation, laxisme de certains services de contrôle qui délivrent l’autorisation de circuler à des véhicules qu’ils n’ont pas contrôlés. « Certains conducteurs ont plus leur place dans des chars d’assaut que dans des véhicules de transports collectifs », a dénoncé le président Touré en donnant l’ordre de mettre fin à cette anarchie. « Il faut que cela cesse et cela va cesser. Il est temps que les uns et les autres prennent leur responsabilité, à commencer par l’Etat lui-même. » 

Ainsi, ATT a commandé au gouvernement d’appliquer les conclusions des Etats généraux sur la sécurité routière et d’envisager d’autres instruments règlementaires pour asseoir l’autorité de l’Etat, en mettant l’accent sur la répression s’il le faut.

La Rédaction

   

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Premier forum des investisseurs au Mali

L’économie malienne en elle-même ne manque pas d’atouts. L’agriculture l’élevage  l’énergie, le tourisme les mines, la liste est longue.                                                                                                            La cérémonie d’ouverture de la rencontre qui s’est déroulé au Centre international des conférences de Bamako était présidée par le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga. Elle a enregistré la présence de hautes personnalités des institutions, d’organisations nationales et internationales : l’ancien président de

la BAD

, Babacar N’Diaye, du président de

la Table

ronde des affaires en Afrique, Alhadji Bamanga Tukur, également président du groupe d’affaires du NEPAD, notre confrère Dr Soumana Sako secrétaire exécutif de la fondation pour le renforcement des capacité en Afrique, de nombreux partenaires techniques et financiers et hommes d’affaires étaient au rendez vous.
Cette rencontre se tient dans une conjoncture économique marquée par une concurrence féroce entre les nations, les entreprises en raison de l’ouverture effrénée des marchés. Elle fait suite aux recommandations de la table ronde des bailleurs de fonds pour le Mali, tenue en 2004 à Genève. Celle ci avait mis l’accent sur la nécessité de dynamiser l’économie de notre pays par une implication soutenue du secteur privé national et étranger.

Le ministre de

la Promotion

des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises, Ousmane Thiam, s’est, à l’ouverture des travaux, réjoui que

la Table

ronde des hommes d’affaites africains ait choisi le Mali pour abriter les assises de sa 3è Assemblée générale. Il a ensuite, au nom du Gouvernement, remercié le bureau du Pnud,

la France

, chef de file des partenaires techniques et financiers, et

la Banque

mondiale pour leur contribution financière et matérielle à l’organisation de ce premier forum des investisseurs.
Les investissements, a indiqué Ousmane Thiam, constituent aujourd’hui le véritable moteur de la croissance économique tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Notre ambition est de permettre au pays de tirer tous les profits de ces atouts dont il dispose. Il rassura investisseurs nationaux et internationaux  que les efforts d’amélioration et de simplification des procédures de création d’entreprises, l’investissement des infrastructures de base, le renforcement des capacités sont des actions prioritaires de l’agenda du Gouvernement. A cet effet, le rapport mondial sur l’investissement 2006 indique qu’en 2005, les flux des investissements directs étrangers (IED) étaient supérieurs de 29 % par rapport à l’année 2004, atteignant 916 milliards de dollars soit environ 460 000 milliards de Fcfa. Les flux en direction des pays développés ont eux augmenté de 22 % pour atteindre 334 milliards de dollars soit environ 170 000 milliards de Fcfa tandis que la part de l’Afrique reste modeste et ne représente que 3,2% du total des flux au niveau mondial.
En ce qui concerne le Mali, Ousmane Thiam a révélé que l’Investissement Direct Etranger (IDE) a progressé façon remarquable au cours des cinq dernières années, avec une moyenne annuelle de 88,114 milliards Fcfa par an. Les données disponibles sur les IED vers l’Afrique font ressortir la position de premier plan que notre pays occupe au sein de I’UEMOA. La croissance des investissements est rapide, notamment dans les secteurs des mines du commerce et des services. Par contre, l’investissement dans les secteurs manufacturiers, pour la valorisation de nos matières premières, est très faible.
Pour sa part, l’Etat a déployé de grands efforts pour favoriser le dialogue entre lui et le secteur privé, à travers notamment la création d’un cadre de concertation et d’instruments spécifiques. La création du Bureau du vérificateur général et d’un Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) procède de cette volonté,
Au cours de ce forum, le gouvernement entend promouvoir tous les atouts dont dispose notre pays. En plus de son potentiel (or, coton, bétail), le Mali fonde beaucoup d’espoirs sur un développement économique durable en raison de sa position géographique stratégique, de la stabilité politique et de la bonne gouvernance dont le pays peut se prévaloir.                               Le ministre de

la Promotion

des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises souhaite que le Forum aboutisse à des résultats concrets, et permette de nouer des contacts d’affaires durables et mutuellement profitables entre acteurs économiques nationaux et partenaires étrangers.

  Le secteur privé moteur de développement

Le secrétaire exécutif de la fondation pour le renforcement des capacité en Afrique Dr Soumana Sako, dans son intervention s’est réjoui de participer à un forum d’une telle envergue, avant de faire quelques constats qui méritent, à son avis, d’être examinés. Tout en approuvant l’unanimité de tous les Etats du rôle du secteur privé comme moteur de développement, il s’est élevé contre l’affaiblissement du rôle de l’Etat dans l’économie au profit du privé. Pour son expérience d’ancien Premier ministre, l’Etat se retire, mais ce sont les mêmes agents de l’Etat qui se transforment en hommes d’affaires a t il souligné. Ce qui fausse le jeu économique. «Avons-nous besoin d’hommes d’affaires, de capitaines d’industrie ou d’affairistes qui trichent avec tout le monde, les banques ? », s’est posé comme question.
Il a par ailleurs martelé l’attitude des pays développés qui incitent les pouvoirs publics des pays pauvres à se retirer de l’économie alors que l’Etat, chez eux, joue un rôle non négligeable dans l’appui au secteur privé. Rappela ainsi que ce n’est pas une politique de désengagement de l’Etat, mais une politique active de l’Etat qui a permis aux pays asiatiques de se développer aujourd’hui. L’Etat a un rôle positif à touer dans l’investissement Afrique. Le patron de I’ACBF plaidera ainsi pour «des capitaines d’industrie qui aident à la croissance, créent des richesses et des emplois, veillent à la qualité de l’investissement qui dépend elle-même de l’environnement des affaires et de la qualité des ressources humaines».

Le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga a rappelé que c’est la table ronde des bailleurs de fonds de Genève qui avait recommandé une série de tables rondes sectorielles y compris le présent forum. L’A.G. de l’ABR et la table ronde du Cadre intégré organisées mercredi sont des rencontres qui témoignent de la volonté du gouvernement de faire du secteur privé, le moteur de la croissance, a indiqué le chef du gouvernement. Le Mali, a t-il rappelé, poursuit une politique active afin de promouvoir la croissance durable dans tous les secteurs porteurs de notre économie. Au sein de I’UEMOA, il œuvre inlassablement pour l’intégration économique et régionale.
Le forum planchera entre autres sur problématique du climat des affaires, le renforcement des capacités des ressources humaines, ainsi que sur le partenariat avec les pays émergents. Des questions relatives à I investissement dans des secteurs porteurs de l’agro-industrie, du tourisme, du biocarburant et des transports seront traitées par les ministères sectoriels et les représentants du secteur privé.

1 environnement économique au Mali opportunité d’investissement2Politique d’investissement des USA en Afrique 3 Diversification des capacités africaines en ressources humaines4 Partenariat Afrique pays émergent.5 Financement des projets d’infrastructures régionaux en Afrique. 6 faire des affaires au Mali ; améliorer la capacité productive de l’Afrique

7investire dans les projets d’électrification rurales, bio carburant (valorisation énergétique de la plante pourghère) potentialité minière : opportunité d’investissement ; Tourisme et investissement OMATHO 8 agro-alimentaire office du Niger (riz cultures maraîchères), projets sucriers ; Investir dans les projets d’infrastructures des transports en Afrique Aéroport Bamako Sénou 9 synthèse, presentation des sociétés au mali ; Construction et immobilier.

La Rédaction

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HEPATITES VIRALES.

Ce sont des infections du foie se traduisant essentiellement par une atteinte inflammatoire due à des virus appelés virus alphabétique : A, B, C, D, E,

Elles représentent un grave problème de santé dans les pays tropicaux du fait de leur fréquence et de possible évolution vers la chronicité.

Quelles sont les modes de transmission et les populations cibles (groupes à risques) ?

Que peut-on faire pour prévenir cette maladie ?

1-Hépatite virale A :

a-Transmission : se fait par la voie orale, par ingestion d’eau et d’aliment souillés par des matières fécales.

b-Groupes à risque : Les enfants voyageurs.

En Asie près de 100% des enfants rencontrent le virus d’hépatite A avant l’âge de 20 ans.

c-Prevention : Lutte contre le risque des escréments humains.

-Adduction d’eau potable

-Hygiène individuelle

-Vaccination

2 Hépatite virale B : Elle est plus fréquente et la plus dangereuse car risque d’évolution chronique.

a-Transmission : peut être

-Sanguine : par transfusion du sang, par tatouage et par utilisation des matériels d’injection -non stériles.

-Sexuelle : homosexuelle (homme et homme ou femme et femme) et hétérosexuelle (homme et femme).

-Interhumaine non sexuelle : la salive, le lait maternel etc.…

-Verticale : la transmission de la mère à son nouveau né se fait pendant l’accouchement ou pendant l’allaitement.

b-Groupes à risque : les polytransfusés, les toxicomanes intraveineuses, les hémophiles, le personnel médical, la population des pays tropicaux à mauvaise condition d’hygiène.

c-Prevention : -Dépistage chez les donneurs du sang,

                       -vaccination à la naissance des nouveaux nés de mère porteuse du virus et des groupes à risque.

                        -Rapport sexuel protégé (préservatif)

3-Hépatite virale C : risque d’évolution chronique

a-Transmission : Elle est aussi sanguine, sexuelle et verticale comme celle du virus B.

b-Groupe à risque : les polytransfusés et les hémophiles.

c-Prevention : -Dépistage chez les donneurs du sang

                       -Pas de vaccin.

4-Hépatite virale D :

a-Transmission : la contamination se fait soit par infection avec le virus d’hépatite B ou par surinfection chez un sujet porteur chronique du virus B.

b-Groupes à risques : les sujets porteurs du VIH/SIDA, les toxicomanes intraveineuses, les polytransfusés.

c-Prevention : vaccination contre les virus d’hépatite B.

5 Hépatite virale E :

a-Transmission : se fait par voie orale

b-Groupes à risques : Femmes enceinte, la population des pays tropicaux à mauvaise condition d’hygiène.

c-Prevention : -hygiène

                       -Pas de vaccin

6 Complication : les risques d’évolution chronique de l’hépatite virale B et C sont :

-Insuffisance aigue du foie

-Cirrhose du foie

-Cancer du foie

-Pronostic est mauvais car risque de décès à 4 ans d’évolution.

7 Traitement : Il n’existe pas de traitement spécifique d’où intérêt de mieux observer la prévention.

La Rédaction

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LES MOTOS DANS LES ACCIDENTS DE CIRCULATION

Les motos venues de

la Chine

et de l’Indonesie ont enva­hi notre capitale. A chacun sa moto, peut –on dire. Mais, tout ne s’arrête pas là, car il faut aussi compter avec les conséquences.

De ces conséquences, nous mettons en relief  l’accroissement du taux des accidents de circulation à Bamako. A l’origine de la plupart de ces accidents, les motos. Précisément celles venues de

la Chine

et de l’Indonésie.

Avoir sa voiture est une bonne chose. Mais faut –il savoir l’entretenir, avoir un lieu pour la garer, être certain de pouvoir faire avec les embouteillages monstres de Bamako.

Pour échapper à tout cela, beaucoup ont préféré jeter leur dévolue sur les engins à deux roues. Ils sont moins chers, plus faciles à entretenir, moins encombrants et plus à l’aise dans la circulation que sa grande sœur de voiture.

De ce fait, plusieurs types de motos ont pris d’assaut les routes bamakoises. Le phénomène a connu un pic suite à l’arrivée sur le marché, depuis quelques années, des motos importées de

la Chine

et de l’Indonésie. Il s’agit des fameux Jakarta, FDMCO, et autres Yamaha et Sanili qui ont tout simplement jeté hors piste les Ninja, BB RS, 154, Cameco, Piaggio ou CT.

Comme un boom, les accidents de la circulation ont explosé. Pour preuve, jeter un coup d’œil sur le rapport d’enquêtes de

la CAPRIVES.

Il

dit ceci : « de 580 motos accidentées en 2000, nous nous sommes retrouvés avec 2532 en 2005. 1242 décès en

2000 a

passé à 2126 en 2005 ». Dans la même veine, les statistiques de l'Hôpital Gabriel Touré ont montré que 58% des accidents sont causés par des motos.

La majorité des victimes ou responsables de ces accidents sont âgés de 18 ans et plus. 

A l’origine de ces accidents, peut –on parler de l’état même de ces mécaniques ?

En tout cas, plusieurs experts en la matière ont unanimement reconnu leur manque de fiabilité, surtout côté freinage et solidité des supports.

Aussi, que peut –on dire de la conduite de la grande majorité des usagers de ces motos ? Pour la plupart jeune, leur souci premier reste la vitesse et la puissance des engins. La sécurité, on s’en fout. Alors bonjour les dégâts.

Pour réduire ces accidents, des mesures ont été prises, entre autres, l'interdiction des motos à moins de 51 cm3 sur la voie réservée aux quatre roues. A cela, s’ajoutent les campagnes de sensibilisation et d’information menées par la protection civile, notamment sur le respect du code de la route.

Faisons quelque chose, car les accidents de la circulation sont en passe de s’afficher en phénomène de santé publique.

I. DIALLO

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Les accords de partenariat économique peuvent mettre fin à la
dépendance des ACP et leur ouvrir des opportunités
Remarques de Peter Mandelson, Luxembourg, le 16 octobre 2006


« Les mois à venir sont critiques pour l’agenda de l’UE en matière de commerce et de développement. Nous faisons face à l’épreuve décisive qui consiste à passer des promesses à la mise en œuvre. Il faut absolument que nous réussissions alors que les négociations du programme de Doha pour le développement sont suspendues et que nous approchons rapidement de l’échéance de 2008 pour les négociations des APE et de l’expiration de la dérogation de I’OMC.
Les enjeux pour le commerce et le développement sont particulièrement élevés dans les négociations du PDD. En juillet, nous avions pu être sur le point de passer un accord sur un ensemble de mesures qui aurait
1. considérablement amélioré, pour tous les pays en développement, l’accès au marché des pays développés et des pays en développement avancés,
2. tailladé les subventions agricoles qui faussent le commerce, instaurant ainsi des conditions plus équitables pour les exportations des exploitations agricoles des pays en développement.
Cet ensemble de mesures aurait été complété par de nouvelles règles favorables au développement (notamment, sur la facilitation des échanges) et avec un ensemble de mesures pour la libéralisation des services, vecteurs importants du développement.
La valeur pour les pays les plus pauvres de l’OMC serait encore renforcée par les mesures d’aide au commerce. Quoiqu’ambitieuses, ces mesures limitent la charge d’adaptation sur les acteurs les plus faibles tels que les pays les moins avancés et les petits pays vulnérables.
Un accord multilatéral mondial peut faire beaucoup plus pour le développement que n’importe quel accord bilatéral, en partie du fait de sa couverture mais aussi parce que la réduction des subventions agricoles qui faussent le commerce et l’ouverture simultanée des marchés des pays en développement émergents ne sauraient être obtenues sur une base bilatérale. En outre, la préservation de l’OMC est cruciale d’un point de vue systémique pour les pays en développement vulnérables; du point de vue institutionnel, les règles de commerce protègent par essence le plus faible contre le plus fort dans le système commercial mondial. Notre objectif devrait donc être de relancer les négociations dès que possible et c’est là ma priorité absolue.
Dans l’intervalle, nous devrions maintenir la focalisation politique sur des mesures de développement visant à sauvegarder les aspects qui représentent des bénéfices potentiels importants pour les pays en développement.
Cette démarche peut être controversée, car de nombreux membres de l’OMC sont
réticents à l’idée de démanteler l’engagement unique en négociations distinctes.
Néanmoins, cela pourrait changer si un accord PDD ne se matérialise pas à court terme.
Dans ce cas, nous devrions être prêts à soutenir le principe de faire avancer plus rapidement les parties de l’engagement unique qui produisent des bénéfices élevés en termes de développement, telles que la facilitation des échanges, et éventuellement le coton.
Dans un avenir immédiat, nous devrions, néanmoins, nous concentrer sur les questions de développement qui ont déjà acquis leur propre dynamique en dehors de l’engagement unique, comme l’aide au commerce, ainsi que sur les mesures qui peuvent être prises unilatéralement, comme l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent.
L’aide au commerce et le cadre intégré, l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent pour les PMA, ainsi que les mesures visant à rendre nos règles d’origine préférentielle plus favorables au développement ont été nos priorités absolues. S’agissant de l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent nous devrions continuer à pousser les États-Unis et le Japon à suivre notre initiative « Tout sauf les armes » et inciter certains partenaires avec qui nous avons des discussions bilatérales, y compris les pays en développement compétitifs, à fournir l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent aux plus pauvres. Je suis encouragé par les signaux donnés en ce sens par l’inde, par exemple.
Outre sa valeur intrinsèque, j’estime que la focalisation sur les mesures de développement améliorerait les perspectives d’une relance réussie du PDD. Elle aiderait à maintenir une certaine activité à Genève. La valeur combinée des résultats en faveur du développement et des mesures de développement incitera les pays en développement à reprendre les discussions.
Je pense en particulier à l’aide au commerce et au cadre intégré. Si nous parvenons dans les mois à venir à faire la preuve de notre détermination en commençant la mise en œuvre de notre partie de l’accord, nos partenaires seront davantage portés à croire qu’ils peuvent tirer avantage de l’accès au marché supplémentaire créé par le PDD, mettre en œuvre de nouvelles règles commerciales et, là où c’est nécessaire, relever le défi de l’adaptation.
APE
L’Europe a des relations étroites en matière de commerce et de développement avec le groupe ACP. Nous sommes leur plus grand partenaire commercial. Nous avons la responsabilité d’agir exactement comme nous l’avons promis dans l’accord de Cotonou; nous avons également l’obligation de le faire en vertu de I’OMC. Cela est inévitable et doit être clair pour tout le monde au moment d’évoquer des solutions de substitution ou de conclure des accords qui ne sont pas fondés sur des règles.
Les accords de partenariat économique changeront fondamentalement nos relations: au lieu d’offrir des préférences tarifaires instrument de survie qui perd de son efficacité-nous mettrons en place des marchés régionaux et internationaux durables pour les ACP. En bref, nous cherchons à faire des bénéficiaires du développement des partenaires commerciaux prospères mettant
fin
progressivement à leur dépendance et en leur ouvrant des opportunités.
Les négociations des APE entrent dans une phase cruciale, si bien qu’inévitablement, la politique deviendra plus difficile. Nous devons gérer cette difficulté avec intelligence et ne pas la faire mousser politiquement. Nous commençons à présenter des projets de texte et examinons les grands points de divergence comme la demande des ACP d’inscrire des engagements financiers complémentaires pour le développement dans le texte des APE. Il est temps à présent de donner l’impulsion politique, de s’assurer que ces aspects sont abordés et d’aller de l’avant, en donnant un profil complet et approprié aux engagements substantiels que nous prenons.
Le temps presse. Notre échéance pour négocier les APE est janvier 2008, lorsque la dérogation de Cotonou viendra à expiration. Nous pouvons être flexibles - après tout, notre objectif c’est le développement et non le respect des échéances. Nous ne devrions pas ignorer l’échéance, mais d’un autre côté, nous n’avons aucune alternative magique à proposer, et il est politiquement irréaliste de penser que les membres de l’OMC accepteraient de prolonger la dérogation actuelle, et en tout cas certainement pas sans exiger une contrepartie très élevée. Mais ce n’est pas la principale raison pour avancer rapidement - c’est parce que le monde change et que les préférences s’érodent et s’estompent de manière permanente. Ce n’est pas rendre service aux ACP que de s’accrocher au passé, comme le souhaitent certaines ONG.
Aller de l’avant signifie traiter certaines décisions importances de la politique commerciale, là où un accord fera ou cassera le processus des APE. Permettez-moi d’identifier les principales questions:
• Pouvons-nous offrir aux ACP l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent tout en maintenant l’intégrité de notre réforme de

la PAC

pour les produits comme le sucre ?
• Quel type de période de transition pour la libéralisation des ACP pouvons nous offrir comparé à d’autres accords si nous devons à la fois remplir les critères de l’OMC et tenir compte de leur vulnérabilité ?
• Que faisons-nous lorsque l’intégration régionale progresse trop rapidement pour certains pays ou que ceux-ci ont signé des accords régionaux qui se chevauchent et sont incompatibles? Certains ACP n’aiment pas la pression-mais il est de notre devoir de mettre le doigt sur les arrangements impraticables.
• Quels types de règles d’origine répondront aux besoins des diverses régions ACP dans les secteurs clés comme le textile et la pêche tout en restant simples et faciles à appliquer ? Ce sujet retient une attention croissante.
Permettez-moi pour conclure d’insister sur les points suivants. Louis Michel et moi-même, partageons sur ces questions la même conception de base: nous devrions faire preuve de flexibilité et tenir compte des réalités régionales des ACP; nous n’avons aucun objectif mercantiliste dans ces discussions et nous devrions rassurer les ACP sur ce point; mais nous ne devrions pas vider les accords de leur potentiel de développement en cédant maintenant à l’ambition, Nous ne devrions pas remplacer des politiques par de l’aide au développement lorsqu’il s’agit de bonnes politiques qui entraîneront la croissance économique et le développement. Et nous devons travailler d’une manière beaucoup plus coordonnée avec les États membres afin d’augmenter la visibilité de nos efforts d’aide. C’est dans cet esprit que nous nous engagerons, en tant que négociateurs, dans les mois à venir. Les conclusions du Conseil que nous sommes en train d’adopter constituent un pas en avant, certes petit mais néanmoins significatif, qui montre au monde que l’UE est prête à se mettre au travail et à fournir une aide au commerce dans le contexte global, et tout particulièrement dans le contexte des APE. Nous n’en sommes pas encore là. Il y a beaucoup de scepticisme à surmonter du côté de nos partenaires et nous serons sous étroite observation. On ne pourra pas revenir en arrière, pas de possibilité de retraite sans nuire aux intérêts mêmes du commerce et du développement que nous cherchons à soutenir. Il n’y a qu’une seule voie à suivre: faire en sorte que nos engagements deviennent réalité ».

 

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2EME SESSION ORDINAIRE DU HCC

Le président de l’institution se réjouit de la qualité de la gouvernance

Le lundi 6 novembre 06 s’est ouvert au centre International de Conférences de Bamako la 2ème session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités sous le haut parrainage de Son Excellence Oumar Ag Ibrahim Haïdara, Président de l’institution.

« La décentralisation, un choix volontariste en faveur d’une véritable responsabilisation des collectivités », tel est le slogan qui était sur la banderole dans la salle où se tenait la rencontre.

A l’ouverture des travaux, étaient présents plusieurs membres du gouvernement ; les représentants des missions diplomatiques, consulaires et des organisations internationales accréditées au Mali ; madame le Médiateur de

la République

; le chef d’Etat major et assimilés des forces armées et de sécurité ; les représentants des familles fondatrices de Bamako ; le Gouverneur du District de Bamako ; le maire du District de Bamako ; le maire de

la Commune III

du District de Bamako ; les présidents des Associations des Collectivités Territoriales ; les représentants de

la Société Civile

; les honorables Conseillers Nationaux. La participation de tout ce monde a permis de rendre grandiose cette cérémonie.

Dans son discours d’ouverture, le président du HCC n’a pas manqué de saluer l’ensemble de ses invités qui ont répondu favorablement à l’appel, tout en leur demandant d’observer une minute de silence à la mémoire de l’illustre disparu : l’Honorable conseiller national Abdoulkader TOURE, élu de

la Région

de Tombouctou.

A l’ordre du jour pour cette 2èm Session ordinaire de l’année 2006, le bureau du Haut Conseil des Collectivités a inscrit les points suivants :
1. Renouvellement du Bureau.
2. Examen des textes soumis par le Gouvernement « pour avis ».
3. Questions diverses.
Le président du HCC n’a pas manqué de rappeler le progrès que connaît notre pays depuis mars 1991 ; il exprima ainsi ses sentiments de satisfaction par les conseillers nationaux qui font aujourd’hui du HCC une institution lisible, visible et crédible.

Il profita ainsi de l’occasion pour saluer les efforts du gouvernement  en ce qui concerne la promotion des droits humains et de leur pleine jouissance par les femmes et les jeunes dans notre pays, il se dit assuré que le modèle de société et de développement auquel nous aspirons, ne peut se réaliser que sur le fondement d’une société juste, mettant femmes et hommes devant les mêmes chances d’accès aux leviers de promotion économique, sociale, culturelle et politique ; par l’émergence de femmes capables d’assumer les responsabilités qui sont les leurs, fédérant leurs efforts dans des programmes de développement pertinents et consensuels, évitant la dispersion entraînant l’inefficacité et la dilapidation des ressources alors l’analphabétisme, la pauvreté, la faim et la maladie reculeraient de frontière dans notre pays.
Le Haut Conseil des Collectivités reste convaincu que le salut du Mali reste dans l’implication plus significative des femmes dans la gestion des affaires publiques, mais faudrait-il qu’elles s’arment d’étiquettes de patience, de mesure et de nuance, entreprise qui exige « savoir faire et savoir attendre ».
Le président du HCC salua également les efforts accomplis par le Gouvernement dans l’instauration de la bonne gouvernance, et le soutien du HCC en la matière car elle constitue sans équivoque un préalable pour l’amélioration du mieux être collectif. Elle doit devenir dans notre pays une norme de gestion des affaires publiques devant marquer le sacre de la recherche de l’excellence et la fin de l’impunité. 
« Du haut de cette tribune, le Haut Conseil des Collectivités, par ma voix se réjouit et témoigne toute sa reconnaissance à Son Excellence Monsieur le Président de

la République

pour les résultats fructueux acquis auprès de sa constante adhésion aux préoccupations des Collectivités maliennes », a dit le président.

Par ailleurs, le HCC note avec beaucoup d’espoir, l’annonce faite par Son Excellence Monsieur le Président de

la République

d’un nouveau découpage territorial qui, assurément, aura pour but de mieux servir nos objectifs de développement économique et social dans un cadre décentralisé, démocratique et solidaire.   
La construction du Pont de Wabaria (Gao) figure aussi du rang des œuvres que les collectivités du Mali et singulièrement celles du Nord retiennent comme une des prouesses de notre pays.
Déplorant ainsi les accidents tragiques sur nos différents axes routiers et particulièrement ceux de
Septembre et d’Octobre 2006 dans la zone de San.
Ces nombreuses épreuves posent avec acuité la problématique de la sécurité de nos voyages, singulièrement en matière de circulation routière, a-t-il ajouté.

Et enfin, les efforts déployés, sous la conduite de Monsieur le Président de

la République

pour la lutte contre la pauvreté qui reste bien aussi notre défi et nous sommes assurés que la participation effective des démunis à la croissance et une croisade sans merci contre la corruption contribueraient à l’éradication de la pauvreté extrême et la faim conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement.

La Rédaction




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